27 ans : né le 17 mai 1982 à Bruges (Belgique)
1,86m :79kg
Clubs successifs
Fécamp (1992-93),
Deville-lès-Rouen (1994-95-96)
Mont Saint-Aignan (1997),
Centre fédéral à l'INSEP (1998-99)
PBR (2000-2001)
San Antonio Spurs (2002)
Palmarès saison 2001-2002
Plus jeune joueur de l'histoire des Spurs, plus jeune meneur de jeu de l'histoire NBA dans un cinq de départ, premier français à être sélectionné au Rookie Game, élu dans le cinq majeur des rookies de la saison régulière. 1er de la Division Midwest, éliminé en demi-finales de Conférence face aux Lakers (4-1)
Palmarès saison 2000-2001
Meilleur espoir parisien, meilleur espoir de Pro A, meilleur progression de Pro A, 3e meilleur joueur de Pro A. Eliminé par l'ASVEL en quarts de finale des play-offs.
Palmarès saison 1999-2000
Champion d'Europe avec l'équipe de France juniors. Elu MVP du tournoi.
Palmarès saison 1998-1999
Nationale 1 : 14e avec l'équipe de l'INSEP (10 victoires, 20 défaites), mais 1er Français de la N1 au classement par points, 1er sur l'évaluation, 1er en interception et 7e sur les passes décisives.
Palmarès saison 1997-1998
Nationale 1 : 5e avec l'équipe de l'INSEP (16 victoires, 14 défaites)
Tournoi de Mahneim (1998) : 5e
CE juniors (1998) : 10e
Palmarès saison 1996-1997
Finaliste du Championnat de France minimes
Euro cadets : 4e
Le basket et ... Tony
Né a Bruge , sa mère Pamela ancienne mannequin maintenant naturopathe et son père Tony Parker ancien Basketteur professionnel , lui ont transmis : la saineté et le basket.
Aucun des amateurs de basket ne s'y trompe : William Tony Parker porte le même nom que son père (et son grand-père), il s'est surtout lancé dans la même carrière sportive que lui. Originaire de Chicago, Tony Parker senior était un excellent défenseur, qui aurait pu évoluer avec les Bulls.
Evidemment, le petit Tony a été vite atteint par le virus. Après le divorce de leurs parents, ils ont vécu avec leur père, assistant à ses matchs. Aujourd'hui, l'aîné est considéré comme l'un des plus prodigieux juniors français, Terence (16 ans) était dans le collectif espoir du PS-G la saison dernière, alors que Pierre (14 ans) progresse au pôle espoirs de Rouen, où les trois frères ont fait leurs armes. La famille Parker oscille entre deux monde : le basket et la mode.
Sa progression
C'est par le football que Tony a débuté. " Je jouais avant-centre, j'adorais marquer des buts ", dit-il. Pourtant, en voyant évoluer Michael Jordan, il opte pour le basket et s'inspire de la méga-star des Bulls. En 1996, en vacances dans sa famille à Chicago, grâce à son oncle, il a pu assister à un entraînement des bulls. " On a parlé avec Scottie Pippen et on a pris une photo avec Jordan ! " Ce moment magique a été immortalisé et la photo est encadrée dans sa chambre, alors que le " good luck " du maître reste gravé dans sa mémoire. Tony Parker est conscient de sa valeur et de sa progression fulgurante. " J'ai des qualités de vitesse et d'agilité, admet-il. Surtout, je fais tout plus vite que les autres, j'apprends plus vite. Chaque fois, j'ai joué surclassé. Jamais avec des gars de mon âge. Mais c'est comme ça qu'on progresse. Du coup, j'ai explosé vachement tôt. "
En revanche, il a pris son temps pour grapiller des centimètres. Et avant que sa croissance tardive (vers 15 ans) le hisse à 1,86m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste : meneur. Une responsabilité qu'il assume parfaitement.
De l'INSEP au PSG
Elu MVP du tournoi minimes de Salbris (1997), Tony est repéré par Lucien Legrand. L'entraîneur de la sélection des cadets et du centre fédéral de l'INSEP en profite pour embarquer le gamin dans cette double aventure.
Quatrième européen avec les cadets 81 (alors qu'il est né en 82), Tony confirme de suite ses qualités de chef d'orchestre. Il excelle en pénétration, se montre adroit devant le panier. Et lors de cette première année à l'INSEP, tourne à 15 pts de moyenne. Tony Parker a à peine 16 ans. L'équipe de l'INSEP enregistre cette année-là son meilleur résultat. Humble malgré ses ambitions, T.P. encaisse sans broncher. Il sait que c'est un passage obligé pour voir plus haut. D'ailleurs, dans la foulée, il signe pour le Paris Saint-Germain et la Pro A.
Chamboulement. Tony Parker doit accommoder une nouvelle fois sa vie. Fini l'internat de l'INSEP, T.P. emménage dans un appartement à Boulogne-Billancourt, qu'il partage avec sa mère et Terrence. Il se débrouille pour poursuivre sa terminale STT (commerce) en jonglant avec les deux entraînements quotidiens du PS-G. " J'ai beaucoup appris au niveau professionnel, en regardant comment on gère une équipe. " Il l'a prouvé lors du prestigieux Nike Hoop Summit.
Le rêve américain
Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Il a ainsi été retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il y a tapé dans l'½il des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Depuis, il est courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA.
Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, il s'envolerait pour Georgia Tech, envisageait deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.
L'aboutissement
Avec l'équipe de France juniors, à Zadar (Croatie), il a obtenu ce qu'il convoitait, le titre de champion d'Europe de la catégorie, en même temps que celui de MVP du tournoi. Le prodige du basket français a décidé de se présenter à la draft 2001 et de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA dès la saison prochaine. Après des works-out de rêve, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. " C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile".